Accueil /Home
Accueil /Home
2o1o - Eric Dufour - Phare de Lyngvik - côte ouest du Danemark
Portrait par Garance Doré
Anish Kappoor, Berlin 2oo9 par Ray Fulton
Démolition Forbidden City - Zhang Dali - 1998
Portrait par Garance Doré
Xtériors iv par Désirée Dolron
Audrey 1939 Nyc, The Sartorialist Lien
Garance Doré
Lien
Anne Weathersby
Mel Kadel, Californie Lien
Marjane SatrapiLien
No Color, noir et blanc belge Lien
Beauty everyday Lien"
Aude Minart, la galerie africaineLien"
in-errances, Rafaëlle Colombi Lien
Sub yu, le sujet c'est vous Lien
Gisèle Didi Lien
Thierry Vasseur Lien
Les aventures de Diva Lien
click et clack, blog belge Lien
2 or 3 things I know, Cerré Nyc
Lien
Alabama Chanin
Lien
Fashion Toast, Rumi Neely Lien
Kosmopolitès en grec
citoyen du monde
Septembre 2oo9
Lien sur Sub Yu N° 7
Autour de Fanny Lasserre, discrète rédac chef qui poursuit son travail éditorial d'assemblage suivant les hasards heureux de l'écriture et de la rencontre, il y a les artisans d'une vraie iconographie,Thierry Vasseur et Gisèle Didi, photographes et directeurs artistiques,qui structurent et assoient la ligne, - elle est sans défaut, parfaite dans ses parti-pris, ses affirmations graphiques et esthétiques, c'est un vrai magazine qui cherche et trouve, urbain parisien, métropolitain, french pour la localisation mais transversal, cosmopolite... et bien sûr intime, à la recherche de l'intime, de notre intime, dedans, dehors et entre-deux... et de ce qui nous lient.
Visuellement, cela fait penser à un Madison Square du Web, un carrefour clignotant, grand format, spectaculaire, anarchique, riche, bipeur éphémère d'une nouvelle topographie autour du Je, du Yu, du Nous. Ces effets clignotants et cette architecture de l'écran sont dues à Franck Drapin, doué maître d'oeuvre informatique, saluons l'artiste-ingénieur-artisan. Très, très bonne icono... Textes en recherche... avec d'autres muses et inspirateurs bien sûr.
La collection d'art "Sammlung Boros" a établi ses quartiers dans un ancien immeuble nazi, dont l'architecture et les murs témoignent 75 ans plus tard d'une esthétique bétonnée, qui donne à cette galerie sa thématique justifiée "Art Concrete". Trouvé sur Unlike Berlin...
La visite même virtuelle sur le site demande un "Ausweis" particulier (une réminiscence ?). Et une cloche pourrait sonner (pour les alertes anti-aériennes) entre ces murs entièrement faits de béton armé ayant résisté admirablement à l'usure du temps et des bombardements...
C'est tout le charme de Berlin de nous rappeler que le temps ne commence pas aujourd'hui et que des Anges Bleus arpentèrent ces rues avant de s'exiler sous les cocotiers plus hospitaliers de Sunset Boulevard... Pour les plus chanceux... alors que d'autres tellement plus nombreux ont connu des destins bien plus funestes et l'inéluctable engrenage policier vers une mort industrielle et en groupe... au nom de quelles idées ?
J'ai aimé ce livre avant de l'avoir lu. La voix de son auteur, facétieuse me mit la puce à l'oreille alors que je l'écoutais à la radio et alors qu'elle lisait elle-même ce que je crus être un fragment, un extrait de son livre et dont j'ai en vain cherché la trace dans l'exemplaire commandé six mois plus tard au comptoir du rayon littérature de Virgin. Ce livre était référencé mais il fallait commander chez l'éditeur. J'ai attendu le temps des vacances et me suis plongée, comme l'on replonge dans l'eau de son lac intérieur, dans un livre que j'avais espéré, voulu.
Oui j'ai retrouvé la Richard Sorge Strasse et l'appartement racheté qu'occupait sa famille avant leur départ pour Paris. Mais l'enquêtrice d'alors, à la recherche de deux amoureux qui s'étaient donné rendez-vous dans un café de Berlin-ouest le jour même de la fermeture du mur et du bouclage de Berlin en 1961 ou 1962 - Excusez-moi d'un doute sur l'année. Avaient-ils pu se revoir ? Retrouverait-elle les témoins de ce passé dans le Berlin d'aujourd'hui ? Nulle trace de ce fragment dans son livre.. Et dans la vie alors ?
La narratrice s'était transformée en chiffonnière (un peu détective tout de même) exhumant de vieux papiers du passé dans sa brocante de la rue Rosa Luxemburg à proximité du cinéma Babylon et de l'Alexander Platz, brocante particulièrement fréquentée par des familles juives ou les descendants d'anciens nazis. Et la petite fiction qu'elle nous donnait à entendre pouvait à tout moment s'évanouir...
L'avais-je rêvée ? Et justement c'est du passé, c'est du présent, c'est de cette juxtaposition des deux dont nous parle Régine Robin, l'arpenteur. Elle arpente Berlin et se fait mémorialiste, elle dissèque l'histoire de lieux où eurent lieu des histoires dans cette ville mille-feuilles reconstruite et détruite, brassée, en chantier. Cette promenade à l'écoute d'hier, avide de reconstituer des histoires, de ne pas être dupe et d'en faire aussi des fictions, recréer le passé, des personnages, des vies, des choix, des contraintes, à travers le fil ténu des événements historiques, de la géographie des lieux, de leur poésie, de leur singularité, de leur généalogie matérielle et immatérielle. Et cela la concerne. Ainsi l'image de ce père disparu dans un Berlin d'avant le mur, celui qui avait choisi la RDA, les articles qu'il écrivait dans un journal confidentiel mais politiquement orienté Die Rote Fahne. Alors le subjectif, le je s'introduit. Il coud chapître après chapître un récit d'historienne savant et bourré de références, certes, mais ourlé aussi du fil d'une pensée intime, transparente, celui de l'auteur et de l'écrivain qui fait preuve d'une vraie recherche, dun vrai bonheur même s'il est parfois douloureux. L'effet d'une nécessité.
Berlin-Chantiers, essai sur les passés fragiles
Régine Robin
Collection Un ordre d'idées chez Stock (2oo1)
Premier article sur Berlin et sur Régine Robin sur Blog Cosmopolite
Blog Cosmopolite - jenny.poulin@hotmail.fr - blogcosmopolite@gmail.com

































![P1010683[2].jpg P1010683[2].jpg](/photo/gal/min/mgal-368408.jpg)






























